Léa Egremy, élève de 4°F a reçu le Prix de la critique « Collège » dans le cadre du Festival Court Métrange.

Après avoir assisté à la projection de la programmation court Métrange, comme toutes les quatrièmes, dans le cadre de son parcours artistique et culturel au collège et avoir travaillé sur les films, en classe, elle a appris le vocabulaire de l’analyse filmique et repris son brouillon plusieurs fois avant d’aboutir à ce résultat.

Elle explique : "J’ai décidé d’écrire ma critique cinématographique sur La Noria de Carlos Baena car ce court-métrage est très touchant, et communique beaucoup d’émotions. Je trouve que les dessins sont bien réalisés, l’histoire est émouvante et les plans cinématographiques bien choisis. J’ai nommé ma critique Monstres Intérieurs, car le petit garçon de l’histoire est débordé par ses émotions. Ses montres, allégorie de la tristesse et du deuil l’agressent. J’étais vraiment très contente et surprise de gagner."

lea egremy critique court metrange les Gayeulles 01
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lea egremy critique court metrange les Gayeulles 02
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Nous la félicitons pour ce prix et ce travail. Voici sa critique récompensée :

La Noria est un court-métrage d’animation espagnol écrit et réalisé par Carlos Baena, produit en 2018.

L’histoire se passe dans les années 30 en Espagne. C’est un petit garçon seul dans une grande maison, qui a perdu son père et ses cauchemars le hantent. Ils avaient tous deux commencé à construire une grande roue, mais maintenant qu’il n’est plus là, le garçon n’arrive pas à la finir…Il essaie d’emboîter la dernière pièce du jeu, mais n’y parviens pas, il s’énerve et casse la roue.

Le moment où la pièce roule sous le lit symbolise le passage dans le monde fantastique. Dans sa chambre, les événement paranormaux s’enchaînent : pièce qui disparaît, cadre photo qui tombe, portrait de son père avec lui qui s’efface… Le garçon ne peut se concentrer car des monstres l’agressent et le pourchassent. Ses monstres, le visage déchiré par la tristesse et leur cœur arraché, montrent à quel point le deuil est difficile. Le garçon, terrorisé tente d’échapper à ces créatures horribles. Cette allégorie de la tristesse et du deuil est émouvante. Dans ce court-métrage, il n’y a pas de paroles, pourtant, de nombreux sentiments touchent le spectateur.

En effet, quand la caméra filme de manière particulière et inhabituelle : sous le lit, derrière le lit, cela donne l’impression d’être observé ce qui provoque un sentiment d’angoisse. Elle filme en plongée, lorsqu’il est dans sa chambre ; à la fin, le travelling circulaire autour de l’enfant accentue l’idée d’être encerclé. J’ai bien aimé la musique car elle fait bien ressentir l’insécurité lorsqu’il est dans sa chambre, le danger et le stress pendant la course poursuite, la surprise de voir des mains inhumaines briser la vitre et attaquer l’enfant, et enfin la douceur et le calme.

Ce court-métrage mêle suspense, course poursuite, émotion et beauté. Il se termine sur une belle mise en abîme du cinéma. A la fin, le garçon nous entraîne dans un monde poétique et féerique, où il retrouve un apaisement et de l’espoir.

Léa EGREMY, 4F, Collège Les Gayeulles