La loi pour la Refondation de l’école de 2013 fait de l’inclusion des élèves une priorité ; les établissements scolaires ont l’obligation « d’assurer une scolarisation de qualité » à tous les élèves, en prenant en compte leurs besoins et leurs singularités. Cette priorité est réaffirmée par le Ministre le 5 juin 2019 dans une circulaire qui précise les actions à mettre en œuvre pour améliorer l’accueil et l’accompagnement de chaque élève à besoins éducatifs particuliers ainsi que les aménagements possibles afin de personnaliser leurs parcours.

Le collège Les Gayeulles s’inscrit dans une telle politique d’inclusion puisqu’il intègre depuis plusieurs années déjà deux dispositifs spécifiques qui permettent d’accueillir d’une part, les enfants de familles itinérantes (dispositif SEVE) et d’autre part des élèves porteurs de troubles cognitifs (classe ULIS).

Ces choix structurels, souhaités par l’ensemble de la communauté éducative de l’établissement, se sont vus renforcés en septembre 2019 par la création d’une Unité Pédagogique pour les Elèves Allophones Arrivants (UPE2A), un dispositif dédié aux élèves allophones (peu ou pas francophones) nouvellement arrivés en France. Les 30 élèves qui bénéficient de ce dispositif pour une année non renouvelable reçoivent un enseignement intensif en français langue seconde et sont par ailleurs rattachés à une classe « ordinaire » – dont ils suivent certains enseignements – selon un emploi du temps adapté, personnalisé et évolutif en fonction de leurs progrès et demandes, l’objectif étant qu’ils soient progressivement inclus dans un maximum de disciplines. L’une des finalités de ce dispositif est bien entendu d’inclure les élèves allophones dans notre système éducatif, de leur faire découvrir les valeurs de la République française et d’œuvrer à leur réussite scolaire. Il s’agit également de faire en sorte que le français fasse partie intégrante du répertoire linguistique de ces élèves la plupart du temps plurilingues, voire qu’il devienne une langue d’élection qui leur permette de créer du lien, de dire le monde – et, pourquoi pas, leur propre monde dans cette langue. C’est dans ce but que l’équipe éducative du collège, mais aussi certains élèves des classes d’inclusion qui « parrainent » leurs camarades, se mobilisent pour accompagner au mieux ces élèves.

Lydia Cardinal (coordonnatrice du dispositif)