Ce dernier trimestre en quatrièmes A, B, C, l’association Clair-Obscur est intervenue pendant le cours d’arts plastiques, à raison de 3 heures par classe, et en la personne de M. Cébile, spécialiste du cinéma, grâce au financement du Conseil Général. Il faut beaucoup de temps pour réaliser un film ; les élèves, pour réaliser ces « très courts-métrages » ont dû s’investir pleinement pour optimiser le temps qui nous était imparti.

La 4e A a particulièrement travaillé sur la réalisation d’un film d’animation en stop-motion, ici en pixilation (provoquant un effet comique et étrange qui accompagne la fiction).

Le stop-motion, ou animation en volume, est une technique vidéo qui consiste à filmer des objets image par image, puis d’en créer une animation. Plus communément appelée animation image par image, la technique du stop motion repose sur l’animation d’objets immobiles. Filmés image par image, il s’agit, à chaque prise, de les déplacer légèrement afin que lorsque la vidéo est passée à vitesse normale, ils semblent animés. La pixilation, est une variante du stop-motion. La différence de la technique de pixilation réside dans le fait que nous ne travaillons pas qu’avec des objets immobiles mais aussi avec des acteurs réels. Dans ce cas de figure nous ne filmerons plus un personnage en plastique image par image, mais un élève, qui fige ses gestes à chaque mouvement.

Nous avons regardé, à titre d’exemple, le film de Pablo Zaramella Luminaris dont le tournage a duré 2ans. Primé 200 fois, il a notamment obtenu le prix du public et le prix de la critique internationale au Festival du Film d’Animation d’Annecy en 2011. Dans le genre, les réalisations de l’artiste « Blu », artiste italien grapheur et vidéaste sont également très impressionnantes.

Ici il s’agit d’une histoire en classe pendant laquelle des élèves désobéissants se trouvent transformés par leur enseignante-sorcière en personnages de pâte à modeler… avant de la faire eux-mêmes disparaître ! Pour réaliser ce film, les élèves ont dû :

  • se concerter afin de définir un scénario (une histoire et son déroulement),
  • écrire le synopsis (résumé du scénario),
  • dessiner et préciser les planches du storyboard (document précisant chaque scène image par image, composée de dessins et de précisions concernant les plans, les mouvements de caméra, la lumière, le son…) ;
  • réaliser les scènes en se répartissant devant et derrière l’appareil photo pour les prises, en tant qu’acteurs, cadreurs, assistants, accessoiristes.
  • Mr Cébile s’est occupé du montage final.


Stop 4A par CLG_gayeulles


La 4e B a exploré différentes possibilités du montage. Les élèves se sont répartis en plusieurs groupes :

  • Un groupe a, à partir d’une banque d’images communes, issues de scènes de films en noir et blanc, et dont le son était occulté, imaginé et enregistrer des dialogues pour remplacer ceux des personnages. Le résultat montre des versions très réalistes qui rappelle le travail de doublage sonore utilisé dans le cinéma ; une autre, d’inspiration surréaliste, évoque les productions du « Cabaret Voltaire »(1916) initiés par un regroupement d’artistes dont le poète Tristan Tzara, et qui a donné naissance au mouvement Dada.
  • Un autre a inséré des images réalisées par les élèves (acteurs et caméramans donc) au moyen d’une tablette prêté par le réseau pédagogique Canopé, entre des scènes de films en noir et blanc proposées dans la banque d’images.
  • Un autre enfin a donné sa version d’une scène en décidant de l’ordre de présentation des plans, initialement proposé dans le désordre, ce qui montre que l’on peut raconter plusieurs histoires différentes selon l’ordre choisi.

Les images de la banque de données proposées aux élèves étaient issues des films : Sérénade à trois de Lubitsch (1933), Hôtel du Nord de Marcel Carné (1938), La huitième femme de Barbe Bleue de Hernst Lubitsch (1938), Les convoyeurs attendent de Benoît Mariage (1999), et, en couleur cette fois : La Cité Rose de Julien Abraham (2013).


le concours par CLG_gayeulles


La 4e C a réalisé des remakes  : soit des scènes de films « cultes » des élèves, qui sont tournées à la manière de films « suédés » ; soit des tableaux vivants liés entre eux par la vidéo et qui évoquent des tableaux célèbres. Ainsi nous avons ici des remakes de scènes issues de :

  • Terminator 2, de James Cameron,
  • A bord du Darjeeling Limited, de Wes Anderson,
  • Le Seigneur des Anneaux, de Peter Jackson, ici tourné sur fond vert pour pouvoir incruster la scène sur un autre décor ensuite au montage,
  • Et des œuvres célèbres parodiées : American Gothic (tableau) de Grant Wood, Supermarket Lady (sculpture) de Duane Hanson, et un tableau du peintre Eduardo Arroyo.


terminator 4C par CLG_gayeulles


sda 4C par CLG_gayeulles


peintures 4C par CLG_gayeulles


Darjeling 4C par CLG_gayeulles

Pour réaliser ces courts-métrages, les élèves ont dû également réaliser un story-board ; puis ils ont utilisé pour le tournage, au choix, la fonction vidéo d’une tablette, d’un appareil photo numérique, ou leur téléphone portable, se répartissant à nouveau devant et derrière l’objectif. Certains se sont essayés au montage des scènes filmées. Le montage final est la réalisation de M. Nicolas Cébile.

Mme DE RECHNIEWSKI