Nous sommes arrivés aux chantiers aux alentours de onze heure. Nous avons fait la visite en bus avec une guide, Diane.

Chantier naval de Saint Nazaire
Chantier naval de Saint Nazaire

En 1862, les chantiers navals démarrent la construction de bateaux en métal. John Scott, un écossais, forme les ouvriers de Saint-Nazaire à son utilisation. Aujourd’hui, les chantiers comptent 110 hectares, dont 21 d’ateliers, et fêtaient, en avril 2014, le 150e anniversaire du premier paquebot construit : l’Impératrice Eugénie. Les carnets de commande du chantier sont pleins pour les cinq années à venir.

2200 personnes travaillent sur ce site, dont 42% d’ouvrier, et 25% travaillant au bureau d’études. On trouve 15% de femmes, principalement dans le bureau d’études. Il y a 5000 co-réalisateurs présents sur les chantiers (sous-traitants).

Sur les chantiers travaillent des concepteurs, des dessinateurs, des ingénieurs, des conducteurs de portique, des usineurs, des formeurs, des charpentiers fer (ou métal), des soudeurs, des peintres, des architectes naval, des tireurs de câbles, des gestionnaires du calendrier, …

On nous a détaillé les différentes étapes pour construire un navire : - la conception : on fait les plans du navire, - le grenaillage où les plaques de tôles utilisées pour le vaisseau sont décapées, - l’usinage où ces plaques sont découpées au plasma, - le formage où l’on donne la forme voulue aux plaques, - la pré-fabrication pendant laquelle on assemble les plaques, - le pré-armement où les blocs formés par l’assemblage de plaques sont équipés de hublots, d’électricité, - le retournement pendant lequel on remet les blocs à l’endroit, - l’assemblage durant lequel on assemble les blocs entre eux, - l’armement où l’on finit l’intérieur du bateau.

Le jour de la visite, 3 bateaux étaient en construction. Le « Vladivostok » était en mer, le « Sebastopol » était à l’armement, et l’« Oasis 3 », le futur plus grand bateau de croisière au monde, était en cours de fabrication.